vendredi 19 décembre 2014

A venir:

"L'histoire des urnes d'Oradour."

 

Nouveau site de l'association:

https://pandelune31.com

 

                                -------------------------

  
 
Calotte crânienne

Découverte d'ossements humains : Depuis le 28 janvier 2012, nous restons toujours dans l'anonymat et sans aucune réponse des parties concernées. Avant la lecture du récit qui suit et qui marqua les années 2012 à 2014, il nous est important de poser la question suivante :

Où en sommes-nous ?

Voilà plus de deux ans que notre découverte repose dans une urne. Sans nom. Sans histoire. 

Des ossements humains, masculins, d'après le spécialiste de la brigade scientifique...retrouvés dans ce lieu à tout jamais peuplé de souffrances et de larmes.
Des "restes" humains classés "sans suite".
De la matière qui fut de la vie.
* L'association "PAN DE LUNE" a décidé de dire NON à l'effacement et de diffuser les images du film réalisé sous l'autel de la chapelle Saint Joseph.






En voici les liens :


* L'association Pan de Lune a décidé d'écrire également ce qui a été oublié :
Récit : "Vous êtes venus me chercher" - de Sylvie GOLL-SOLINAS -
A la mémoire de Rosa GOLDMARK.

* L'association Pan de Lune rappelle les évènements suivants :

- le 29 janvier 2013 : 
La justice allemande sur les lieux, aujourd'hui à Oradour la Suppliciée...
Le Procureur de la République de Limoges sur place ! ainsi que Monsieur PLAS, Historien. Bientôt la vérité sur les bourreaux qui ont massacré tant de pauvres innocents ?
C'est avec respect que nous nous penchons ce jour sur ce retournement de la recherche en justice, tant d'années après. 
Indépendamment de "nos ossements" que nous ne voulons pas oublier et faire oublier, voici un des liens de cet évènement médiatique important :

- Courant mars 2013 :
Sortie d'un très beau film sur Oradour sur Glane (Youtube -  Pascal Lemoine)
http://www.youtube.com/watch?v=WWJoSyG0QV0
- 4 septembre 2013:
Poignée de mains et émotions à Oradour sur Glane. 
Quand deux présidents se rencontrent en ce lieu de mémoire... 
Joachim et François "réconcilient" l'Allemagne et la France.

- 6 septembre 2013 :
Nous sommes toujours là...


-19 octobre 2013:

Un petit mot d'humeur sur notre autre blog:  http://oradour2012-2013.decouverte.over-blog.com

- Janvier 2014 :
Nous ne pouvons abandonner ce que les Autorités refusent de prendre en compte. Nous avons enfin reçu des réponses à nos courriers : Présidents (France-Allemagne), Évêché, Préfecture...


Bonne lecture à toutes et à tous. Merci pour votre attention.


       ORADOUR SUR GLANE : 

                               découverte et interrogation

                                                     
http://pandelune31.blogspot.fr/




                                                    
AVERTISSEMENT


Il va de soi que tout le contenu de ce document est la stricte vérité :
Celle que nous avons vécue.

Les photos « couleur » appartiennent à leurs auteurs :
Sylvie GOLL et Jean-Marc GUESDON

Les articles proviennent du journal :
« Le Populaire du Centre »

Les photos « noir et blanc » sont des photos d'archives :
De libre accès sur INTERNET



                                                                               ***

       

  Sylvie GOLL 
 Jean-Marc GUESDON

 





Pascal PLAS - Historien (06/0612) :
"Il y a un temps pour la Mémoire, et il y a un temps pour l'Histoire. Malheureusement, ce sont souvent les temps qui ne concordent pas. Les historiens...Nous arrivons trop souvent...je dirai presque, trop tard."
                                   
 Raymond Frugier- Maire d'Oradour sur Glane (Journal télévisé FR3 du 31/01/12) :  
" En outre, des touristes ordinaires n'auraient pas eu l'idée de regarder à cet endroit là."
  
 Jacques Roger - Archéologue (Journal télévisé FR3 du 31/01/12) : 
" Il s'agit très probablement d'ossements datant du 19e siècle, voire du médiéval... Il ne s'agit  en aucun cas d'ossements datant du massacre par ce qu'ils ne présentent aucune trace de brûlure."

Silence, Indifférence, Oubli...POURQUOI ?


                                  

         
ORADOUR SUR GLANE, UN JOUR DE JANVIER 2012

C'est le 13 janvier 2012 que nous avons décidé de retourner au village martyr d'Oradour sur Glane.
"Retourner", car nous en avions déja pris le chemin. Mais cette fois, nous souhaitions l'écrire, l'imprimer, pour nos enfants, les nôtres, du temps présent et futur, et ceux, du passé, torturés.
Intéressés par l'Histoire, il nous a paru important de mieux connaitre, apprendre, rencontrer, ce lieu de souffrance et de barbarie.
Pour notre culture, notre mémoire.Pour la transmission.
Afin de ne jamais oublier, parce que la sauvagerie est toujours présente quelque part, parce que l'horreur peut toujours revenir, parce que la combattre est un devoir.
Parce qu'ils nous regardent....et que nous le devons pour eux.



Ce 13 janvier au matin...très peu de monde dans les ruines. Nous avons pris beaucoup de photos, images de détails : ici une grille rouillée, là un linteau ressemblant à un chien, un morceau de carrelage de cuisine intact, une porte, une fenêtre, un poteau du tram avec son inscription" danger de mort", une sortie d'évier de cuisine donnant sur la rue, l'ombre d'une cave, et sa boite de coca-cola jetée là par un geste impudique d'aujourd'hui...



Nous avons photographié... sous le regard du chien de mousse et de pierre...une herbe entre les murs, un insecte sur une grille, un nuage dans le trou d'un toit. Nous avons oublié les machines à coudre et les carcasses de voiture.
Parce que, autrefois, à ORADOUR, on ne faisait pas que conduire ou coudre, ON VIVAIT.




Dans l'église, le froid nous a surpris. Le silence aussi.
Quand on pénètre dans l'église de ce village-douleur, un gouffre vous aspire, dans lequel il est difficile de respirer. C'est comme un coup de poing dans l'estomac, un vertige profond.

Un immense chagrin.

 

Nous avions honte de photographier, là, dans le coeur de l'indiscible blessure, mais nous avions décidé de l'écrire, de le montrer, comme tant d'autres d'ailleurs.
Nous avons donc pris des photos, la nef, le confessionnal, la cloche fondue, les impacts de balles aux murs..l'autel de la vierge, l'autel sans la vierge, ... celui là même qui n'a pas brulé, pourtant tout de bois habillé.

Dans cette chapelle Saint Joseph, juste au dessus du tabernacle, masquée plus ou moins par des planches latérales, mais toutefois tout à fait visible, une brèche dans la pierre a attiré notre attention. Ou plutôt le bleu profond d'une niche que cette brèche révélait. Non pas par pulsion extraordinaire, ( n'importe quel touriste ordinaire et observateur aurait pu accomplir le même geste ), mais par simple curiosité, notre main a plongé dans le trou pour essayer par l'image de capter l'ensemble de la peinture oubliée là, teinte céleste parsemée de quelques étoiles pâles. Nous avons pris 3 photos, le haut, le milieu, le bas, afin d'avoir une vue d'ensemble de ce bleu si intense et contrastant tellement avec la monochromie tragique du site.



Vers 13 heures, nous sommes repartis sur Toulouse.

Ce n'est seulement que le lendemain que nous avons transféré les photos sur l'ordinateur, passé en revue les images, au vu de les sélectionner pour notre ouvrage.

Et c'est aussi seulement à partir de ce moment là que l'extraordinaire est survenu.

Les photos derrière l'autel ne montraient pas uniquement une fresque d'église ! D'ailleurs cette fresque avait presque explosé en morceaux, ne se gardant que quelques plaques de bleu accrochées encore aux parois, car les débris, eux, nombreux, jonchaient le sol que nous découvrions tout a coup :

Tout a coup...

Des débris, des objets, un crucifix... et un fémur humain, bien conservé, des ossements !!!!!!

Le choc.





Aprés agrandissement et recadrage, l'évidence s'impose. Il s'agit bien d'ossements humains. Plusieurs.
Il nous faut plusieurs jours pour réaliser  l'importance de notre découverte. Nous en sommes bouleversés, car pour nous, naïvement, cela ne fait aucun doute, derrière cet autel, peut-être des restes de femmes, d'enfants...
Nous craignons de choquer les mémoires, partagés entre le besoin de le dire et celui de garder, comme un secret cette découverte.
Nous décidons de revenir sur les lieux rapidement.

Sylvie écrit rapidement au Maire d'Oradour sur Glane, Monsieur FRUGIER : par mail, un tort qui nous sera plus tard reproché car téléphoner aurait été mieux, mais le site de la mairie présente toutefois dans ses coordonnées une adresse mail, directement liée au bureau du Maire. Et nous sommes en 2012 de la communication...
Nous attendons quelques jours...
Il ne nous répondra pas.


Sylvie tente alors de contacter l'un des survivants, Monsieur HEBRAS.
Par téléphone.
Elle le fait avec respect, comme le mérite ce personnage incontournable de l'histoire d'ORADOUR.
Mais erreur encore, elle ne lui dit pas qu'il s'agit d'ossements, comment l'aurait-elle pu décemment ?
Ces ossements...Monsieur HEBRAS a perdu sa mère et ses soeurs  dans ce massacre...Lui dire, oui, mais en le preservant. Petit à petit.
Elle lui demande seulement de pouvoir le rencontrer. Parce que c'est important, parce que nous avons besoin de lui parler. Nous ferons le déplacement.
Il refusera catégoriquement de nous rencontrer.

Piqués au vif de notre curiosité légitime, nous nous posons beaucoup de questions. Il y a comme une incohérence... Comment dans ce lieu visité par des milliers de personnes chaque année, et après tant d'années, est-il possible de trouver derrière un mur les restes mortifères d'un ou de plusieurs êtres humains, comment, pourquoi, les avoir oubliés ?

A défaut de pouvoir parler de notre découverte à un responsable local, nous décidons de rencontrer un journaliste de Limoges, Monsieur Laurent BONILLA, journal " Le populaire du Centre".

Nous prenons rendez-vous pour le samedi 28 janvier 2012 à 10 heures du matin.

Avant de rencontrer le journaliste à Limoges, nous retournons dans l'église d'ORADOUR.

Il est un peu plus de 8 heures, il y fait un froid glacial.
Nous avons l'impression d'être au centre d'un caveau gigantesque.
C'est un matin inoubliable, hors du temps, le froid, le cri des corbeaux sur les ruines, un crachin de glace et de givre, le brouillard, et l'émotion intense.
Nous prenons d'autres photos et réalisons un petit film.

Certains diront que nous nous la jouons...
Non.
Où plutôt oui, aux historiens.
Nous voulons savoir la vérité, et qui se trouve là derrière.

Une fois dans la voiture, nous sommes subjugués par les images rapides que présente notre petit film.
On y voit beaucoup d'autres choses : Des fémurs, une pièce de monnaie, un crucifix, une houle en fonte, un objet ressemblant à une bague, des objets métalliques, une calotte crânienne...


Au rendez-vous de 10 heures, Laurent BONILLA nous écoute attentivement, il souhaite montrer notre photo ( la première que nous avons prise) à Pascal PLAS, Historien. Après l'avis de ce dernier, il se tiendra alors prêt pour transmettre le suivi de l'affaire.



Nous quittons le journaliste à 11 heures. Nous ne savons que faire. Nous hésitons, partagés entre notre honnêteté de citoyens, tout dire de suite, et notre curiosité historique.
Nous choisirons le devoir civique.
Jean-Marc appelle la gendarmerie.


A 14 heures, la machine officielle est en marche, les gendarmes de SAINT-JUNIEN nous retrouvent derrière le cimetière, avec un spécialiste de la police scientifique et tout son matériel spécifique: combinaison, gants, appareil photo, appareils spécialisés et sophistiqués..
La traversée du cimetière se fait en silence. Nous avons le coeur serré, peur tout à coup de nous être trompés.


Le chef de la gendarmerie va constater à l'arrière de l'autel la présence d'ossements, une jeune recrue intuitive va même enlever un morceau de planche sur l'autel qui permet d'avoir une vision globale de l'espace libre du mur jusqu'au socle surélevé à l'aplomb de l'autel. Le spécialiste de la brigade scientifique regarde à son tour - hochement affirmatif de la tête- oui, ce sont bien des ossements humains - le fémur le plus visible est long, " c'est celui d'un homme" ira t'il jusqu'a dire.

Les gendarmes tentent de déplacer l'autel, Jean-Marc essaie de les aider, mais la pièce en bois semble immuablement scellée au sol depuis longtemps, impossible de la déplacer d'un millimètre, malgré les efforts de 5 personnes.

Le plus gradé de tous décide d'en informer le Maire. Un moment de flottement s'installe, les deux hommes entament une discussion qui dure et dont nous n'entendrons rien si ce n'est que oui, "les découvreurs viennent de Toulouse". Puis, au bout d'un long moment, il nous est demandé de quitter le lieu pour formaliser notre déposition à la gendarmerie de SAINT-JUNIEN.
Une jeune femme gendarme nous accompagne, ou plutôt nous montre le chemin jusqu'au poste et s'en retourne.

Nous pouvons l'avouer maintenant, à cet instant là-bas, un sentiment de malaise nous étreint alors, nous avons la désagréable impression d'être écartés de la chapelle.
Nous décidons de ne pas révéler tout de suite l'existence de la calotte crânienne.

Nous faisons chacun une déposition, racontant la manière dont nous avons trouvé les ossements, les non réponses de Monsieur le Maire à notre courriel, la fin de non-recevoir de Monsieur HEBRAS, nous confions à la gendarmerie la principale photo de notre découverte, celle que nous subtilisera sans scrupule FR3 LIMOUSIN.
Le gendarme qui prend notre déposition charge directement via son ordinateur la carte mémoire de notre appareil photo.

Nous apprenons, en sortant, aprés 2 heures passées à la gendarmerie que l'église est désormais fermée au public jusqu'a nouvel ordre. Sous scellés.

Deux jours seulement plus tard, dans une interview accordée à FR3 LIMOUSIN, Monsieur Jacques Roger affirme devant les caméras que " ces ossements sont anciens, du 19e siècle, peut-être du Moyen Age, mais qu'ils ne datent pas du massacre car ils ne présentent pas les stigmates de l'incendie et ne sont pas brûlés"

Monsieur le Maire accorde également une interview à FR3, et nous apprend " qu'il y avait là un château, des caves, des souterrains reliant les différentes bâtisses, et qu'il y a de fortes chances que ces ossements viennent d'une sépulture dans l'église ou de l'ancien cimetière tout proche"
On ne sait pas comment ils sont arrivés là.

Plus tard, on nous explique que, certainement, des ouvriers lors de travaux d'assainissements dans l'église auront négligemment laissés là, en l'état, ces ossements.

On nous affirme, à l'appui de la science dénuée d'analyses précises, que ces restes ne peuvent dater du massacre.

Nous nous sentons floués. Nous voulons donner notre confiance mais les explications données sont incohérentes. Nous les sentons même irrespectueuses, car, pour nous, tout ce qui provient de ce lieu : une église ou des centaines de femmes et d'enfants ont péri dans l'horreur absolue, tout ce qui provient de ce lieu terrible, doit être pris au sérieux.


Plus tard, au cours de notre rendez-vous d'avec Monsieur le Maire, Monsieur FRUGIER nous affirmera qu'il n'y a pas de souterrains ni de caves sous l'église.
Nous sommes décontenancés.
Présents également à cette réunion : un représentant de la conservation des ruines, le Président de l'Association des familles des Martyrs, Jacques Roger, l'archéologue, et bien-sûr Monsieur le Maire qui a orchestré tout ça.
Nous oublions : il y avait aussi nous deux, qui, à insister pour la vérité due à tout citoyen, dérangeons, agaçons.
Les autorités ordonneront la réouverture des portes de l'église le 11 fevrier sans que des fouilles officielles n'aient été réalisées.
Les opérations archéologiques débuteront le 21 fevrier et la fouille le 23 fevrier. ces dernières dates, nous ne les inventons pas, elles figurent dans le rapport de  Monsieur Jacques Roger, archéologue de la DRAC.

Monsieur le Maire possédait déjà ce rapport le jour de notre rendez-vous. Il trônait sur son bureau avec interdiction pour nous de le feuilleter, même sur place ! Au nom de la propriété intellectuelle(???).

Sur le départ, il accepte malgré tout, à la demande de Jean-Marc de nous appuyer éventuellement au cas où notre demande de consulter le rapport à la DRAC nous est refusée.


Il nous faudra de la persévérance, un courrier recommandé au Ministère de la Culture, et le professionnalisme de Mme ................de la DRAC, pour rentrer en possession du rapport de Monsieur Jacques Roger.
A sa lecture, nous sommes surpris de constater qu'il y manque la calotte crânienne, des précisions sur les pièces metalliques rouillées et paraissant sur une image floue. Par contre, y sont décrit des objets hétéroclites, jetés là on ne sait quand et même, même, la présence d'un oeuf de poule !

Nous avons demandé à Monsieur Jacques Roger de le rencontrer afin de discuter avec lui du rapport, des dates, des anomalies, que nous avons constatées.
Il nous a répondu le 13 juin qu'il ne pourrait pas nous rencontrer, chantier archéologique oblige, mais qu'il restait disponible pour répondre à nos questions par email.
Nous lui avons donc soumis nos interrogations.
Il n'y a pas répondu.
Nous lui avons malgré tout envoyé la photo de la calotte crânienne.
A ce jour, nous attendons toujours sa réponse...

Remember.




Nous sommes le 2 août 2012, les mois ont passé...
Nous ne connaissons pas exactement le lieu où reposent "nos" ossements, dans quelle urne ils ont été déposés.

Une chose est sûre, ils plongent dans une lumière grise, couleur oubli.

Nous ne saurons jamais, à moins que ne s'ouvre à nouveau l'Histoire, leur propre histoire intime, quels corps ils soutenaient, animaient autrefois, quel bien ou quel mal ils ont fait, ou subi, dans leurs existences plus ou moins lointaines.
Ils nous arrivent souvent de penser à eux, de les visualiser, couchés dans les gravats, mélangés aux objets d'aujourd'hui et d'hier, objets jetés négligemment, mais jetés de quelque part, ce quelque part si accessible à n'importe quel touriste, cette brêche à portée de la main, suffisamment large pour que s'y glisse une bouteille d'eau Cristalline de 50 cl, comme en fut retrouvée une près d'un fémur.

Nous y pensons souvent, non pas de façon morbide, mais en nous posant des questions naturelles :
De quelle manière ces ossements s'étaient-ils retrouvés là ? aussi près de tout visiteur qui passe et s'émeut de l'endroit. 
Des ossements jamais libérés de leur étrange sépulture : soit cette cavité ordinaire au fond de laquelle ils reposaient pêle mêle, ou presque, dans la poussière du temps. Et surtout la poussière tout court, celle des placards mal entretenus, des tiroirs oubliés, la poussière de tout le monde.
Dans un lieu aussi douloureux que le coeur de l'église du village martyr, comment ces ossements avaient-ils pu se dérober aux regards? 
Et pourquoi, une fois les regards les ayant découverts et déshabillés, on ne leur accordait pas plus d'attention que de vulgaires restes d'animaux ressurgis des entrailles de la terre ? 

Dans ce lieu de MORT et d'HORREUR, voilà que se banalisait la découverte d'ossements !

Normal dans une église - circulez, rien à voir - classement sans suite, d'office - pas de temps ni d'argent à perdre pour une datation.

Ainsi fut-il en LIMOUSIN.

 A ORADOUR SUR GLANE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Nous aimons notre pays, sommes sensibles à ses blessures. Certains diront qu'il n'est pas bon de retourner le passé. Le passé est pourtant la source de ce que nous sommes devenus. 
Notre découverte fait partie du présent. En comprendre ses origines n'est-il pas normal ?
Il s'agit d'une découverte qui mérite explications. Ces explications, nous les souhaitons au nom de l'Histoire. Nous ne cherchons pas le pavé dans la mare, ni réveiller les bourreaux. Nous voulons connaître la vérité par la datation, parce que tous les corps n'ont pas été carbonisés, parce qu'il n'a toujours pas été possible de mettre un nom sur la plupart, et que nous croyons qu'en 2012 cela peut l'être.

Par ailleurs, nous sommes surpris de cet entêtement à ne pas vouloir nous fournir d'explications. Cet entêtement, incompréhensible, nous oblige à poursuivre notre quête vers la transparence. 
Trouvez un os humain dans votre jardin, informez-en la gendarmerie, et demain, vous ne pourrez plus cultiver vos salades.
Enquête officielle, terrain devenu propriété de la justice.
A Oradour sur Glane, on trouve des ossements, plusieurs ! et on les met en bocal. Il faut les oublier.

Alors, nous avons essayé de comprendre......... à travers la lecture du rapport de Monsieur Jacques Roger, que nous présenterons dans les lignes qui suivent.
Vous le constaterez par vous mêmes, vous qui nous lirez, combien nos questions sont naturelles face à ce que nous savons et ce que nous avons lu.

Car, que dire de ce rapport ?

Il est correctement présenté, documenté, poli (on commence par les remerciements).

Dire qu'il est objectif est plus difficile.
" Dans un souci de respect pour ce lieu, il a été décidé de déplacer la base de l'autel et son estrade, afin de nettoyer la zone concernée pour rendre au plus vite l'accessibilité de l'église aux visiteurs. De plus, afin d'enlever toute ambiguité sur l'origine et l'époque du dépôt de ces ossements, une fouille archéologique a été menée le 23 février 2012."
De quelle ambiguité parle t'on ??? - Y en aurait-il une ? Et à qui s'adressent ces paroles ?
Quant au "nettoyage" de la zone concernée....Il s'agit tout de même d'ossements humains. HUMAINS.
Dire qu'il est complet, aussi.
Revenons au terme "nettoyage":
Aucun crâne n'est mentionné. Il est même plutôt mentionné, détail qui a son importance, qu'il n'y a pas de crâne.
Personne pourtant n'avait posé la question.
Or, notre film montre le contraire.

Mais, avant de poursuivre,

Nous devons au lecteur de ce blog la transparence, et le pourquoi de notre démarche. Formuler ce qu'il nous parait important, soit le pourquoi de notre analyse, de nos interrogations, de nos conclusions, il est essentiel de faire un point, une pause pour cela, afin de "dé-passionner" le récit, afin de comprendre.
Nous pouvons nous tromper. Les commentaires possibles dans ce blog sont là pour permettre aux lecteurs de pouvoir s'exprimer, partager, critiquer, conseiller, avancer avec nous.

Le 13 janvier 2012, nous avons découvert des ossements humains derrière l'autel de l'église d'Oradour sur Glane.
 Le 28 janvier, nous avons fait une déposition à la gendarmerie de Saint Junien.
Le 31 janvier, la décision, irrévocable, est prise par le Procureur du Limousin, de ne faire aucune suite à cette affaire. La raison ? : selon les analyses du service d'archéologie de la DRAC, ces ossements, ne correspondant en rien au massacre ne nécessitent aucune datation.

Depuis cette date, un mur s'est monté contre notre curiosité, notre volonté de savoir. Nous pouvons même aller plus loin, avec sincérité, plus qu'un mur : sévérité incompréhensible du maire, mépris absolu de notre demande de datation, irritation de tous les côtés de la part de ces Messieurs de la Mémoire. Nous n'avons pourtant pas été désagréables, la copie des échanges épistolaires que nous publierons dans la suite de notre développement le prouvera.
Ces ossements, s'ils ne sont pas du massacre, d'où proviennent-ils ? Aucune analyse (rappelons que tout a été fait de visu) ne prouve qu'il s'agit d'os anciens, d'origine médiévale, ou autre. D'ailleurs, Monsieur Jacques ROGER dit bien, "médiéval..ou du 19ème siècle" ! Mais Monsieur Jacques ROGER, entre le médiéval et le 19ème siècle, l'eau a coulé depuis sous les ponts ! et puis, le 19e siècle, ce n'est pas si vieux que cela, on y était en 1899 ! Pourquoi ces ossements ne seraient-ils pas ceux d'un crime non élucidé ? Pourquoi ce refus systématique de ne pas faire une datation, le coût ?
Soyons sérieux.
Un archéologue imminent de la région Languedoc Roussillon, lui même, nous a expliqué le principe de la datation (qui n'a pas qu'un principe d'ailleurs), et nous a confié sa propre surprise devant cette réaction entêtée de ne pas vouloir pousser plus loin les analyses.

Alors pourquoi cette pause "explicative" au milieu de ce blog ?
Parce que, et ce n'est pas la première fois, des ossements ont été découverts début août sous les marches d'une église, dans le Tarn. Ces ossements, nombreux, ont été soumis à l'Institut de recherches criminelles de la gendarmerie nationale à Rosny,  recherche scientifique qui ne rendra son verdict que dans 6 mois. Travail sérieux. Ils n'ont pas été envoyés aux archéologues, non, mais à une Brigade de Recherche Scientifique.
Avant de copier l'article paru dans la Dépêche récemment, une question s'impose malgé tout : "pourquoi le Limousin procède t'il autrement ?"
Voici l'article informant le citoyen, d'une découverte importante, dans une église de son pays.
Et merci à la lectrice ou le lecteur de ce blog, d'avoir patienter le temps de cette parenthèse, afin de mieux poursuivre le cours de notre analyse de la situation.

Journal la Dépêche 03/08/12  :


"Des ossements humains ont été pris en charge mercredi matin par les services de la Cellule d'investigations criminelles de la gendarmerie d'Albi sur demande du parquet de Castres. Ce tas d'os, 150 fragments au total (dont un d'un crâne) issus d'un ou plusieurs squelettes d'humains, se trouvait sous une marche d'escalier, celui qui mène à l'étage réservé aux hommes au sein de l'église d'Escoussens ! Voilà des semaines que la rumeur courait dans le village. Certains ont cru à une nouvelle Arlésienne assimilable au fauve que d'aucuns prétendent avoir vu courir dans la Montagne Noire.

Même le maire n'y croyait guère… Pourtant, la tradition orale du village en parlait de génération en génération. «J'en ai été averti il y a peu de temps», confie le curé de la paroisse, Jean-Claude Ferret. Il a en charge 17 églises autour de Labruguière ; et il ne vient donc qu'une fois par mois à Escoussens. «Émue par la découverte, une paroissienne m'a confié l'information, ajoute l'abbé. Je lui ai conseillé d'avertir rapidement les autorités.»

Sous la 6e marche


Ce qu'elle a donc fait. Devant l'incongruité de la découverte, les questions qu'elle ne manque évidemment pas de soulever, et sans doute un peu en raison de la lourdeur des rumeurs, le procureur a rapidement décidé de mettre en place les moyens d'investigations. «Je n'étais au courant de rien jusqu'à la vielle au soir, affirme le maire», Jean-Paul Guiraud.

La découverte fortuite des os remonterait en fait à prés de deux ans ! À l'occasion de menus travaux, un intervenant s'est mis en demeure de changer deux marches en bois de l'escalier qui permet l'accès à la tribune, la 5e et la 6e en montant. Et sous la 6e… Le butin !

«J'aurai préféré le trésor de Rennes-le-Château», rit le maire. Et de préciser : «Je me souviens : en 1954/55, alors que j'étais à l'école, contigüe, l'instituteur nous a fait niveler la terre pour créer un jardin. Nous avions alors sorti des brouettes d'os !»

Le maire signale enfin : «Sur le mur d'enceinte, près de ce jardin, se trouve une meurtrière qui donne juste sous l'escalier… là où les os étaient entassés !»

Les expertises, confiées à l'Institut de recherches criminelles de la gendarmerie nationale à Rosny, donneront sans doute quelques réponses… dans 6 mois, au moins."

ou encore..

Article de la Dépèche du 22 juillet 2012:

Bonrepos-Riquet 

Publié le 22/07/2012 07:56

Découverte d'os humains à Bonrepos-Riquet

"Curieuse trouvaille pour des promeneurs jeudi en fin de journée. Ils ont découvert dans une forêt de Bonrepos-Riquet des ossements. Les premières constatations réalisées sur place semblent confirmer qu'il s'agit d'os humains. Des os qui seraient là depuis «longtemps» indique un proche du dossier. Les techniciens en investigations criminelles de la gendarmerie se sont rendus sur place pour réaliser des prélèvements et mettre sous scellés les os découverts. Ils vont être transmis à l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) pour analyse. Les spécialises diront s'il s'agit bien de restes humains, leur âge et surtout les chercheurs essaieront de déterminer si la mort a été naturelle…"
La Dépêche du Midi
http://www.ladepeche.fr/article/2012/07/22/1405129-decouverte-d-os-humains-a-bonrepos-riquet.html#xtor=EPR-1

Alors... qu'en penser ??

Après un appel à la DRAC de Limoges le 13 septembre 2012 à 16H, Jean-Marc parvient à dialoguer avec Monsieur ROGER, longuement, franchement, clairement. Monsieur Jacques Roger confirme qu'il n'a pas vu de crâne, mais, l'autel ayant été déplacé avant son intervention, il se dit curieux de voir notre film et accepte de le recevoir.

Fin septembre 2012 : la DRAC réceptionne notre film sur la découverte des ossements.
Mi-octobre 2012 : Monsieur Jacques Roger, suite à notre demande, nous répond par courriel que ni lui ni les spécialistes informatiques de la DRAC n'ont pu ouvrir notre film.
Fin octobre 2012 : Sylvie envoie 3 extraits en MP4 à Monsieur Jacques Roger, l'extrait numéro un montre la calotte crânienne.
Nous lui proposons de le rencontrer à la fin de l'année pour lui montrer le film original.
4 novembre 2012 : à ce jour aucune réponse..
A Limoges, il semble que l'Histoire a ses raisons que la clarté ne connait point.
Pourquoi demeure t'il toujours aussi difficile, dans le Limousin, de communiquer, quand il s'agit de ce qui appartient à tout citoyen  : son pays, son histoire ?

Las de "déranger" la DRAC LIMOUSIN (car c'est ce qu'elle nous fait ressentir), nous décidons de demander l'ouverture d'une enquête officielle auprès des Ministères concernés parce que nous refusons le fait que la découverte d'ossements HUMAINS à ORADOUR SUR GLANE n'ait inspiré qu'un classement sans suite.
Notre première étape est un courrier au nouveau Ministère de la Culture et de la Communication : Courrier recommandé réceptionné le 14 novembre 2012. Depuis, malgré nos appels, et confirmation de la part des secrétariats de la réception de notre demande (intérêt et datation), le Ministère de la Culture et de la Communication ne nous a pas encore répondu.
Nous avons décidé de lui laisser le temps nécessaire, car, il est vrai, cela ne fera bientôt que...deux mois, et les fêtes de fin d'année au milieu....Les ossements peuvent bien attendre deux petits mois supplémentaires...
Toutefois, nous trouvons le temps long. En vérité, nous commençons vraiment à penser que l'on se moque de nous ! A coups d'ignorance et d'indifférence.
Nous décidons de porter plainte très bientôt pour homicide.
Notre découverte a bientôt un an. Triste anniversaire de l'oubli.
Pendant ce temps, l'histoire continue, remonte à la surface. Ce soir, 8 janvier 2013: un téléfilm sur le grand Georges, Georges GUINGOUIN. 
Passionnés d'Histoire, évidemment nous regardons. Après le film, beaucoup de français vont se poser des questions, c'est le propre de l'homme de regarder et de se poser des questions.
Alors pourquoi personne ne pose de questions sur notre découverte, médiatisée par les journaux et FR3 Limousin en son temps !!! 
Pourquoi nos questions restent-elles encore à ce jour sans réponse ???

Vendredi 11 janvier 2013 à 14H : 
Sylvie a enfin le Cabinet du Ministère au téléphone. Notre courrier a été pris en considération. Un courrier recommandé faisant ordonnance de nous répondre a été adressé récemment à la Direction de la DRAC. A suivre donc.

Vendredi 11 janvier 2013 à 19H :
Notre première conférence sur le sujet a beaucoup intéressé l'assistance. Nous y reviendrons et devons contacter deux maires.

Dimanche 13 janvier 2013 :
Un an déjà. Nous n'avons pas oublié les silences. Nous partons vers Oradour sur Glane par un temps gris et froid. Là-bas, brouillard et tristesse...rien n'a changé, sauf de nouveaux travaux : nouveau portail au cimetière.

Jeudi 24 janvier 2013 :
Toujours aucune nouvelle de la DRAC. Nous connaissons les références de l'affaire suivie au Cabinet du Ministre, une personne de ce Cabinet nous a dit de les garder "sous le coude" en cas de non réponse. A ce jour, et malgré le courrier recommandé envoyé à la Direction de la DRAC, silence sur les ondes. Nous décidons d'être encore un peu patients.
Nombreuses visites sur notre blog ce jour.

Vendredi 25 janvier 2013 :
Mise en ligne de notre film. RESISTANCE au SILENCE. Ce dernier a assez duré.

Jeudi 14 février 2013 :
La France refuse le dialogue et s'obstine au silence.
Nous contactons le Consulat à Bordeaux où nous sommes enfin pris au sérieux.
Nous vous tenons au courant.

Au mot "ignorance" nous préférons celui de "persévérance".
A bientôt.

Jeudi 14 mars 2013 :
Nous sommes allés jusqu'au bout en ce qui concerne la France.
Aucune réponse de sa part. Notre découverte, et surtout les interrogations y afférent ne semblent troubler personne. Cela peut paraître incroyable mais cela est. Nos ossements ne représentent rien, si ce n'est, à en croire le silence qui l'entoure, le sujet qui dérange, la peste.
Le Consulat de Bordeaux nous appuie dans notre dernière porte de sortie, et nous transmet l'adresse du TGI de Dortmund, le service de Monsieur le Procureur Andreas BRENDEL.
La veille de notre courrier recommandé à son attention, Jean-Marc a essayé en vain de joindre le Cabinet de Madame le Ministre de la Culture et de la Communication. Au bout du fil, on ne se souvenait plus de notre requête ni qu'il avait été fait ordonnance à la DRAC Limousin de nous répondre. (??????). On nous en avait pourtant donné les références !
Le jour de notre envoi, Jean-Marc a laissé dans l'après-midi deux messages au Ministère, avec rappel de ces références, et demandant de le rappeler.
En vain.
Notre courrier recommandé pour Dortmund a été posté le lundi 11 mars à 17h20.
Monsieur BRENDEL portera t'il attention à notre témoignage ?
Témoignage peut-être inutile.
Peut-être précieux.

23 mars 2013 :
Après une longue halte à Paris, courrier bien reçu.

24 avril 2013 :
Soutien du Consulat à Bordeaux malgré un remaniement de la distribution des missions, une grosse partie de ces dernières désormais confiée au nouveau service consulaire à Paris.
Jean-Marc a eu le  Ministère de la Culture au téléphone. Notre dossier est entre les mains de Philippe BARBAT conseiller Patrimoine du Ministère. Un courrier de sa part a été adressé à la DRAC Limousin. Nous restons toujours dans l'attente.

Juillet 2013 :
Le conseiller du ministère et la DRAC jouent à Fantomas. Dans ce pays de grande liberté, la politesse de la réponse n'existe pas.

Janvier 2014 :
Depuis janvier 2013, nous ne sommes pas restés inactifs. Nous avons passé une journée aux Archives de Limoges, nous nous sommes rendus en septembre à la cérémonie réunissant le Président François Hollande et la Président Joachim GAUCK. Ce jour là, et cela peut paraître incroyable, nous avons pu passer tous les cordons de surveillance et nous trouver dans la tribune des journalistes.
Notre découverte a bientôt 2 ans. Elle n'est plus aujourd'hui qu'un dossier classé quelque part.
* Le Ministère de la Culture a décidé de garder le silence.
* L'évêque de Limoges a, quant à lui, accepté de répondre à nos questions et nous a confirmé qu'il n'y avait eu aucune sépulture ancienne dans l'église martyre. Il nous a conseillé de consulter les archives. Malheureusement, à Limoges, les Archives concernant l'évêché ont de grandes lacunes, des documents auraient été subtilisés, ceux que nous avons demandé de consulter nous ont été refusés sous prétexte qu'ils étaient en très mauvaise état.
* Le Président de la République fédérale d'Allemagne nous a également répondu, nous certifiant son intérêt pour notre découverte mais nous a aussi conseillé de faire confiance aux Autorités françaises, nous renvoyant à  la case départ.
* Le Président de la République, ou, du moins, son Cabinet, a répondu que notre dossier allait être redirigé entre les mains du Préfet de la Haute-Vienne.
* Le Préfet de la Haute-Vienne, SUR UN COURRIER A EN-TÊTE DE LA DRAC  a répondu que nous devions faire confiance à la gendarmerie française, que tout avait été fait (rapport etc...) et donc que tout se trouvait en ordre et ne soulevait aucune interrogation.
Nous répondons à Monsieur le Préfet.

27 mars 2014 :
Aucune réponse de Monsieur le Préfet à notre dernier courrier (du 13/01/14), dont voici le contenu:
"Monsieur le Préfet,
Dans le cadre du dossier visé en référence, je vous remercie pour votre correspondance du 18 décembre 2013 relative à nos échanges avec la Présidence de la République.
Au nom de l'association que je préside, et de ses membres, je me dois toutefois d'insister sur quelques points importants :
Les seules photos dont nous disposons ne sont pas, je vous l’accorde, de qualité supérieure. Il me faut souligner, et je puis l’affirmer sur mon honneur, que ces clichés ont bien été pris derrière l’autel de la chapelle Saint Joseph, plus précisément en plongeant l’objectif dans une fissure. Au cours d’une communication téléphonique en septembre 2013, Monsieur Jacques ROGER, et ce, malgré la médiocrité des images, nous a confirmé de vive voix l’objet de nos photos, soit qu’il s’agissait bien d’un crâne. Certes, Monsieur ROGER a fait cette constatation de visu. Mais c’est aussi « de visu », que le rapport archéologique a été réalisé, puisque aucune analyse n’a été effectuée. Si nos photos ne traduisent pas clairement une vérité, que penser alors de l’analyse archéologique,  conclue sous le même principe : de visu. Et dont l’introduction annonce qu’il n’y a pas de crâne. 
Pour votre simple information, j’ajoute que Monsieur Jean-Paul CROS de la GRAA, ancien médecin et archéologue en service, a attesté par écrit la présence d’un crâne sur nos clichés.
L’opération archéologique menée par Monsieur Jacques ROGER a été effectuée 3 semaines après la fermeture de l’église. Au cours de cette même communication, Monsieur ROGER nous a expliqué que l’autel avait déjà été déplacé avant le début des opérations. Cela est-il normal pour une étude archéologique quand, seul, l’archéologue de la DRAC est mandaté à cet effet ?
Il est aussi un point important qui mérite d’être souligné : L’Évêque de Limoges, son Excellence François KALIST, nous a écrit qu’il n’existait pas de reliques connues dans cette église. De plus, les travaux de réfection du sol de la chapelle en 1860 ne précisent nulle part la présence de sépultures. En y réfléchissant, effectivement, peut-on creuser des tombes sur d’anciennes caves ? Lors de notre visite aux archives, nous regrettons de n’avoir pu accéder à certains documents jugés trop abimés par le responsable présent le jour de notre recherche.
Il reste ensuite un fait reconnu pour lequel aucune suite n’a été donnée, ce qui nous semble troublant : L’ancien guide du village martyr et Monsieur HEBRAS ont vu ces ossements il y a plus de 20 ans. Pourquoi sont-ils restés en l’état sur des gravats ?

Toutes ces interrogations et incohérences nous obligent à insister dans notre quête de la vérité.
Croyez, Monsieur le Préfet, que nous aimons notre pays autant que vous l’aimez, et que nous n’agissons pas pour semer le trouble dans l’histoire officielle d’Oradour sur Glane. Nous respectons profondément la mémoire des victimes et leurs familles.

A ce jour, nos questions restent les mêmes : Pourquoi ne pas avoir réalisé de véritables analyses ? Pourquoi avoir classé aussi rapidement ce dossier ?
Ces ossements, Monsieur ROGER ne les situe pas à l’époque du massacre, mais, peut-être, dit-il, à celle du médiéval… Pourquoi alors ne se situeraient-ils pas dans une époque plus contemporaine ? Ce qui ouvrirait la porte sur d’autres hypothèses… Aucune datation ne peut prouver le contraire.
C’est dans un souci de clarté, et d’explications dues à tout citoyen, que j’ai tenu, au nom de mon association, à solliciter votre écoute dans ce raisonnement.

Je vous prie de trouver, en pièce jointe, la copie de votre réponse du 18/12/13, pour mémoire.

Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de ma respectueuse considération.

Sylvie GOLL - Présidente de l’association Pan de Lune


Copie à la Présidence de la République.




Maison intacte à Oradour, village martyr





                                                                         

1 commentaire:

  1. Celà répond à un ordre venu de "trés haut"; interdiction d'avoir une vision indépendante sur Oradour sur Glane. Il ne s'est rien passé dans l'église d'Oradour ormis le massacre de femmes et d'enfants par les SS le 10 juin 1944. Circulez, y'a rien à voir !

    RépondreSupprimer

Une question, une remarque ? n'hésitez pas à nous en faire part ici.